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Comment organiser un vide-grenier, de la déclaration au démontage

Les démarches à faire, le plan d’implantation, l’inscription des exposants, le placement du matin et le rangement du soir. Un vide-grenier se joue surtout avant le jour.

L’équipe HopopPublié le 14 septembre 20264 min de lecture
Des visiteurs déambulent dans un marché
Photo de Ummano Dias sur Unsplash

Ce qui se règle en mairie, avant tout le reste

Une vente au déballage sur l’espace public se déclare en mairie, et cette déclaration conditionne tout le reste : l’occupation de la voirie, la fermeture éventuelle d’une rue, l’assurance. Commencez par là, parce que le refus arrive parfois, et qu’il arrive tard.

  • La déclaration de vente au déballage, à déposer en mairie avec le formulaire qu’elle fournit.
  • L’autorisation d’occupation du domaine public si vous êtes sur une place, un trottoir ou une rue.
  • L’arrêté de circulation, s’il faut fermer ou dévier. Il se demande à la commune et prend du temps.
  • L’assurance responsabilité civile de l’organisateur, distincte de celle des exposants.
  • Le registre des vendeurs, que l’organisateur tient et transmet comme la réglementation le prévoit.

Le plan, dessiné avant d’inscrire qui que ce soit

Le nombre d’emplacements n’est pas une décision commerciale, c’est une conséquence du terrain. Dessinez d’abord, comptez ensuite : l’erreur classique est d’inscrire soixante exposants sur un espace qui en tient quarante, et de le découvrir le matin même.

  • Un emplacement standard, mesuré au mètre linéaire, et le même pour tout le monde. Les emplacements à la carte sont ingérables au placement.
  • Une allée assez large pour deux poussettes qui se croisent, sinon la circulation se bloque à onze heures.
  • Les accès pompiers dégagés, qui ne se négocient pas.
  • Les emplacements d’angle et de bout, qui sont les meilleurs : gardez-les pour les associations ou pour ceux qui aident.
  • Le point de rassemblement, les toilettes, les poubelles, et le stand de l’organisation, visible de loin.

Numérotez les emplacements sur le plan et marquez-les au sol la veille. Le placement du matin est le moment le plus tendu de la journée, et un marquage au sol supprime les trois quarts des discussions.

Un vide-grenier se gagne entre six heures et huit heures du matin. Tout ce qui n’est pas prêt à six heures ne le sera pas.

Les inscriptions, et l’argent

  • Ouvrez les inscriptions plusieurs semaines avant, et fermez-les à une date annoncée. Les inscriptions du dernier jour désorganisent le placement.
  • Demandez à l’inscription le nom, l’adresse, la pièce d’identité exigée par le registre, et le métrage souhaité.
  • Faites payer à l’inscription, pas le jour même. Un emplacement réservé et non payé est un emplacement vide.
  • Confirmez le numéro d’emplacement par écrit, avec l’heure d’arrivée et le plan.
  • Prévoyez une liste d’attente : il y a toujours des désistements, et ils se comblent en une heure.

Sur la tenue de la liste et les relances d’inscription, voir gérer les participants d’un événement et rappeler les invités sans les harceler.

Une foule circule dans une rue bordée de stands
Photo de Kate Trysh sur Unsplash

Le jour, heure par heure

  • Cinq heures trente : l’équipe arrive, les barrières se posent, le stand d’accueil s’installe.
  • Six heures : les exposants entrent. Un accueil à l’entrée avec la liste et le plan, une personne qui place, et pas l’inverse.
  • Huit heures : les véhicules sortent de la zone. Annoncez cette heure à l’inscription, elle ne se négocie pas le matin.
  • Toute la journée : deux personnes qui tournent, pour les litiges, les emplacements vides à recaser et les questions du public.
  • Dix-sept heures : le démontage. Prévoyez les bennes ou les conteneurs, parce qu’une partie des invendus restera sur place.
  • Le soir : l’état des lieux avec la commune, qui évite la discussion la semaine suivante.

Prévoyez de la monnaie en quantité pour l’accueil, un rouleau de sacs poubelle, du ruban adhésif, et un mégaphone. Ces quatre objets sauvent plus de situations que n’importe quel plan.

Ce qui rate le plus souvent

La pluie, d’abord. Décidez à l’avance de la règle : reporté, annulé, ou maintenu, et à quelle heure la décision se prend. Annoncez cette règle à l’inscription, et prévenez tout le monde par le même canal le matin venu.

Le stationnement, ensuite. Les exposants arrivent chargés et repartent en fin de journée, et il faut leur avoir dit où se garer entre les deux. Sans consigne, ils se garent sur le parcours du public.

Les déchets, enfin. Un vide-grenier laisse toujours des invendus au sol, et c’est l’organisateur qui les paye. Prévoyez la benne dès la demande en mairie, pas la veille.

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